Depuis 1945...

Un peu d'histoire

Recto

Les Églises de la Fédération Baptiste ont depuis toujours eu le souci des plus fragiles. La solidarité est pour elles intrinsèque à l'Évangile.

Marquées par des figures telles que Philémon Vincent et Robert Farelly autour de la revue La Solidarité Sociale, des oeuvres très liées aux Eglises baptistes s'illustrent durant la fin du XIXè et de la première moitié du XXè siecle :

  • l’Orphelinat de Trémel, Œuvre de la Mission Evangélique Bretonne (1879)
  • les Foyers d’Accueil de Tergnier, Lens et Avion (1920)
  • les Ecoles de Vacances, centres Aérés avant l’heure (1922),
  • des Colonies de Vacances (Moulin Colas dans l’Yonne - 1924)
  • le dispensaire avec Consultations médicales et Service Social (Fraternité- Avenue du Maine - 1935)
  • Les Jeunes Témoins du Christ et leurs camps et colonies de vacances (1936)
  • La création de l'ABEJ

En 1945 la Fédération des Eglises Baptiste sollicitée par la Mission Evangélique Bretonne pour la reprise de son Orphelinat, crée l’Association Baptiste pour l’Enfance et la Jeunesse.

Les premiers pas

Juste aprés guerre et sous l’impulsion de Roger et Alice BRABANT LE FOYER de Trémel se développe : Maison permanente pour enfants en difficulté, soutenue en particulier par les dons d’Églises anglaises et de l’Association Care, les locaux et l’infrastructure, bien que « rustiques » permettent également l’accueil de camps et colonies de vacances pour les jeunes des Églises.

C’est dans cette même dynamique « Enfance et Jeunesse » que, un an plus tard, le pasteur de l’Église Baptiste de Lyon, Raimond Collet crée L’Envol, Colonie de Vacances dans l’Ain, aux confins du Jura et de la Suisse.

Les contraintes de croissance (1945-1960)

A la fin des années 40, l’ABEJ crée des comités locaux pour mieux susciter l'interêt des Eglises à l'action sociale.

Le conventionnement d’une œuvre par la DDASS, la diminution des aides liées à la guerre et venant de la Fédération Baptiste est conséquence de :

  • L’ouverture de La Clairière (1957), qui, sous l’égide de Daniel et Claudine Geoffriau, devient la deuxième Maison d’Enfants.
  • Puis, toujours à Pierrefonds, l’ouverture de La Roseraie (1965), première Maison de Retraite.

Cette nouvelle orientation s’accompagnera d’une modification statutaire actant l’élargissement de son champ d’action et donnant à l’ABEJ son nom actuel : Association Baptiste pour l’Entraide et la Jeunesse.

Ce remplacement d’« enfance » par « entraide », pour être à l'écoute de nouveaux besoins, ne témoigne cependant en rien d’un quelconque désintérêt pour les plus jeunes (camps et colonies s’enrichiront bientôt, sous l’impulsion de Lucien Clerc, du centre de vacances de La Granerie ).

Les trente « glorieuses » (1970 - 2000)

La période commence pourtant mal :

Suite à divers problèmes l’œuvre de Trémel ferme et ses locaux sont vendus. A Pierrefonds, malgré le conventionnement de la Maison d’Enfants, la situation financière reste précaire.

C’est pourtant dans cette faiblesse que l’ABEJ va connaître un nouveau développement.

  • A Lille d’abord (1975), où va s’ouvrir une communauté de vie bientôt pleinement ouverte aux besoins des plus démunis. Quelques dates marquent ces débuts : le premier Centre d’Accueil de Jour, en France, dans le Bus Accueil, sur la Place de la Gare (1985), puis « en dur » (1989)
  • Dans la vallée de l’Oise ensuite, avec en particulier Jean Yves THOBOIS et Michel FORST, c’est la naissance d’un projet associatif nouveau, fortement centré sur l’accueil des personnes les plus pauvres, qui conduira à l’ouverture d’un Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) en 1983, d’un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) en 1986, d’une MAPAD (Maison d’Accueil pour Personnes Agées Dépendantes (La Vallée Verte) en 1991 et d’un Service socio-éducatif auprès des gens du voyage avec terrain d’accueil en 1995.
  • A ces différentes œuvres de la Vallée de l’Oise vient se joindre La Bergerie, œuvre née de l’Église Alliance de Paix de Soissons pour l’accueil de jeunes en difficulté, en particulier avec la drogue, que porteront pendant 20 ans Joachim et Anne MIRANDA.

Le dynamisme de ces œuvres, et le témoignage fort de ceux qui en étaient responsables feront :

  • renaître dans un certain nombre d’Églises de la Fédération Baptiste la « tradition sociale » des Églises Baptistes : va naître ainsi l'ABEJ Vitry.
  • Venir quelques œuvres « autonomes » du monde baptiste qui deviendront « membres associés » de l’ABEJ. Ainsi l’œuvre des « Enfants à la Montagne » à Nice et de l’« Association Reguer » à Morlaix ; dans celui de l’entraide, de « La Fraternité », Foyer de jeunes filles, et de « La Maison du Pain » - œuvre consacrée aux femmes en difficulté - toutes deux en région parisienne.

Le développement de ces actions, tant en nombre qu’en taille, survenant dans le même temps que se met en place au niveau administratif, la Régionalisation, va conduire l’ABEJ à un autre tournant : d’une ABEJ centralisée on va passer à une quasi autonomisation des œuvres, regroupées en ABEJ locales ou régionales.

L'ABEJ aujourd'hui

Au début du XXIème siècle :

Dans le cadre des restructurations entreprises suite aux financements plus retrictives et principalement à des structures plus importantes, l'ABEJ-Coquerel et l'ABEJ-Picardie fusionnent

Aujourd'hui existent 3 grandes ABEJ, (Coquerel; Solidarité; Vitry), dont la taille varie d'un rapport de 1 à 12 et une quarantaine d'oeuvres sociales ainsi qu'une quarantaine d'Eglises en soutien, toutes adhérentes à l'ABEJ-Fédération Nationale.

En plus existe un certain nombre d'oeuvres non adhérentes à l'ABEJ-Fédération Nationale, proche de celle-ci.